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Pic et col d’Amitges

dimanche 19 janvier 1997, par puiseux

Accès : Depuis le Val d’Aran et Viella, monter au port de la Bonaïgua (2070 m) et laisser la voiture quelques kilomètres après le col, dans la 3ieme épingle, ou bien dans le premier hameau (Mare de Deu de les Ares, 1760 m)

Dénivelée : environ 1000 m de 1760 m à environ 2700 m

Horaire : 6-8 h

Carte : Pyrénées n°6, Couserans, éditée par Randonnées Pyrénéennes (au 1:50 000 )

Difficulté : Peu difficile, un couloir amusant pour accéder au versant sud.

Matériel : crampons, piolet, corde suivant les conditions

Période recommandée  : toute période
date : les 18 et 19 janvier 97

description : rendez vous à Viella vers midi avec Didier Sorbet (photographe)Au col, mauvais temps, Jean-Jacques Camara (le montreur d’ours), Boby Lafourcade (médecin) et son neveu Thierry, Mike Hill (l’interprète). J.J. a amené des tonnes de bouffe que l’on se réparti au mieux. vers 14 h 30, on chausse les skis, le temps est maussade et je commence la trace dans le vallon de Gerber. Quelques couloirs raides à traverser au début, puis c’est un relief tranquillement ondulé, qui nous ballade de bosses en lacs jusqu’au refuge Mataro (2460 m). Didier et JJ se tirent la bourre devant.
Nous nous installons confortablement pour une longue nuit, après que JJ nous eût fait la démonstration de ses talents culinaires (ventrèche, crêpes, ..). Didier et moi nous contentons d’un couscous, délicieux malgré tout. Le duvet le plus léger du monde (c’est à dire une pilule d’un produit chimique adapté) nous permet de bien dormir et de se réveiller frais et dispos à 8 h du matin pour attaquer le col au sud, sans nom sur les cartes.
Le temps est maintenant carrément mauvais et je trace toujours ; après quelques hésitations, je me décide pour un des deux couloirs évidents (le second), pour franchir la crête au sud-est du refuge, qui joint le Pic d’Amitges et les Pics de Bassiero.
A cause de la pente, je suis rapidement obligé de déchausser et de brasser la poudreuse jusqu’au ventre. Trois heures et quelques frayeurs nous sont nécessaires pour franchir les 150 m de couloir. Au col, mauvais temps
Ensuite, une crête magnifique, (comme toutes les crêtes en hiver), nous amène vers le Pic d’Amitges, à un col (2700 m) une centaine de mètres à droite (NW). L’itinéraire d’été doit passer par là car nous y trouvons des cairns importants. Le vent fort et le grésil créent une ambiance sévère mais de toute beauté.Au col, mauvais temps De là, la descente à ski sur le refuge d’Amitges (2480 m) peut commencer.
D’un commun accord, nous décidons de ne pas poursuivre sur l’itinéraire prévu, et de redescendre à Espot (1350 m). Les troupes sont fatiguées et certains doivent rentrer plus tôt que prévu demain, la météo est pourrie. Malgré une bonne entente et quelques parties de rigolade mémorables, nous en tirons la leçon que pour entreprendre une randonnée sérieuse, six n’est pas un bon chiffre, car il s’en trouve toujours un pour n’être pas au niveau des autres, ou bien pour être épuisé, ou en retard. Nous reviendrons, moins nombreux, ou bien par meilleures conditions. Descente sur Espot, dans des terrains ressemblant à la forêt canadienne. Il est conseiller de rester sur la route (à flanc, rive gauche) pour la descente, afin de s’éviter de longs plats insipides. Taxi à Espot (250 F pour remonter au Port de la Bonaïgua). Retour à Pau à 20 h.

Didier avait prévu pour nous de remonter depuis l’Estany de Ratera (sous le refuge d’Amitges, 2130 m) au Portarro d’Espot (2428 m), puis une nuit au refuge d’Estanyllong (1980 m). Puis Estany et Coll de Contraix (2745 m), refuge Joan Ventosa (2220 m), coll de Crestada (2470 m), refuge de la Restanca (2010 m) puis Arties (1144 m) ou nous avions laissé une voiture. Otra vez !

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