Accueil > Montagne hivernale > Pic de Montfaucon (2712 m), par la combe nord ouest

Pic de Montfaucon (2712 m), par la combe nord ouest

vendredi 27 décembre 1996, par puiseux

Accès : Hourquette d’Ancizan (1564 m)

Dénivelée : 1200 m

Horaire : 7-9 h

Carte IGN (au 1:25000 ) : série Top 25 n°1748 ET, Néouvielle-Vallée d’Aure.

Difficulté : peu difficile

Matériel : crampons, piolet, skis

Période recommandée : février-avril
date :Le 27-12-96

description :
Aujourd’hui personne avec qui skier, les spatules me démangent et il me faut éliminer le champagne de Noël. Le temps est beau, pourquoi pas le Montfaucon, à coté (W) de l’Arbizon ?
Lever 5 h 30, départ 6 h, je tente la montée en voiture à la Hourquette d’Ancizan. La neige est fraiche d’avant-hier, mais des voitures sont déjà passées et ont laissé des traces praticable dans 20 cm de poudreuse très froide.
Arrivé à la Hourquette d’Ancizan (1564 m), je prend mon temps pour faire des photos du lever du soleil sur le Pic du Midi de Bigorre flamboyant, et je commence une interminable traversée vers l’ouest pour gagner la combe nord-ouest du Montfaucon.
Pas une trace pour me reposer, heureusement il n’y a pas trop de neige à cette altitude et plus haut elle est tassée par le vent. Arrivé dans la combe un peu au dessus (1800 m) du lac d’Arrou, je la remonte laborieusement tout à mes pensées. "Après tout, je suis seul, çà n’ennuiera personne si je fais demi tour, et puis cette pente qu’il me faut remonter, là-bas, me parait un peu dangereuse.. Allez, je marche encore 1/2 heure et je m’arrête". A vrai dire, il est déjà 14 h et je ne suis pas encore au pied de la pente sommitale qui, c’est vrai, parait un peu dangereuse, surtout pour un homme seul.
Finalement, arrivé au pied de la pente (2400 m), la neige est bien dure, le vent glacial, et le couloir sinistre. "J’enlève les skis et je fais quelques mètres en sécurité sur cet éperon rocheux avant de redescendre".

Il est 15 h et il ne me reste qu’une ou deux centaines de mètres avant le sommet, çà serait stupide d’en rester là, non ? Bon, je finis et parviens au sommet (2712 m) titubant de fatigue, vers 15 h 30.
Waouh, quelle vue, quelles sculptures de neige, quels couloirs inquiétants, vers l’Est, que je suis heureux d’être ici plutôt que là bas vers Saint-Lary grouillante de monde. Je mange en vitesse, dans le vent glacial, puis j’entame la descente à ski avec quelques inquiétudes pour les plaques à vent dans le haut du couloir, mais tout se passe bien et quelques virages sans histoires me déposent à la nuit, skis rayés de cailloux, fatigué mais heureux, à la voiture.

info portfolio

Le Pic du Midi de Bigorre depuis la hourquette d'Ancizan Le Pic du Midi de Bigorre depuis la hourquette d'Ancizan
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0