Accueil > Billets d’humeur > Avidité, pathologie et Panama Papers

Avidité, pathologie et Panama Papers

lundi 4 avril 2016, par puiseux

Platini, Cahuzac, Balkany, Drahi… ces Français impliqués dans ce scandale et patati, et patata, on ne voit plus que ça partout.

Bien, très bien, les langues se délient. C’est une bonne nouvelle.

L’avidité aveugle et maladive de ces crétins est sans limites [1].
Jusqu’alors ça écornait mon confort, un peu seulement, c’était supportable. Depuis quelques années, il ne s’agit plus de confort. Dans mon entourage immédiat, il s’agit de survie. Ma survie n’est pas encore en jeu, mon confort est très amoindri.
Et oui, je suis excédé. Mon entourage est excédé aussi.
Vraiment. Ça sent le roussi.
Et vous, bande de cons, Flibustier !... Pignouf !... Moule à gaufres !... Macrocéphale !... continuez à vous gaver, à scier la branche sur laquelle vous êtes assis.
Mais nom de Dieu, votre tour d’ivoire est-elle étanche à ce qui se dit, à l’air du temps qui circule sur les réseaux sociaux ? Vous n’avez pas de temps à consacrer à ces enfantillages ? Vous ne voyez donc pas ce qui se trame ? Vous n’avez donc aucune idée de ce qu’est la vie de vos congénères ?

Votre avidité est pathologique.
Vous êtes des malades, des malades nuisibles.
Ça n’est pas de la prison, c’est de l’hôpital psychiatrique dont vous avez besoin.

C’est qu’avec internet, les réseaux sociaux, les choses finissent par se savoir. Vous pouvez racheter toute la presse, tous les médias, les télés, les radios, les journaux, vous êtes bienvenus. Le problème pour vous est que l’information n’est plus contrôlable par votre misérable pouvoir.
Il vous faudrait contrôler Internet, et ça va coûter BEAUCOUP plus cher.
Vous allez enfin lâcher de la thune. Ou alors vous finirez par monter dans les charrettes en construction qui vous sont destinées.

Bon, je suis très agacé.
Je vois le mouvement NuitDebout qui me plait bien.
Je vois que c’est le moment de bouger, peut-être.

Bernard Arnaud, Bill Gates, les autres, qu’est ce que vous allez pouvoir faire de vos milliards ?
Un rapide calcul : Bill Gates, avec les revenus de son capital (en comptant 5% l’an, ce qui est bien en dessous de la réalité, sans toucher au capital, donc), peut se payer chaque jour 42 Ferrari (la plus chère, 266K€). On voit pas bien hein ??

Allez, soyons large : en comptant un smic à 1500 € mensuels,
Bill Gates, le cul dans son siège, à rien glander, gagne autant que 220 000 smicards.
Bernard Arnaud, quand à lui, vaut cent mille smicards.
Bon, mais attention, ils ont des frais quand même.

Qui pourrait prétendre que ce n’est pas pathologique de vouloir encore plus ?

Notes

[1Je parle pour ceux qui se sont fait épingler mais aussi pour les autres, Sarkozy, Hollande, Bolloré, B.Arnaud, B.Tapie, les banquiers qui se cachent, et tous les serviles qui rampent à leurs pieds.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0